Sorte de diptyque imprévu qui réunit les mêmes quatorze danseurs autour d’une gestuelle fougueuse et désinvolte, Le Sacre de Jean-Claude Gallotta qui joue sur les tourments des corps et les émois du cœur, nous emporte dans la pulsation implacable de la partition dirigée et enregistrée par Stravinsky en personne, dans une interprétation âpre et limpide qui souligne d’autant mieux le trouble sensuel qu’éveille un printemps rituel. En prologue, I – Tumulte, II – Pour Igor, est un solo en forme d’hommage rendu par le chorégraphe au compositeur. Sur le plateau nu, balayé par le vent, un danseur s’avance, prémices à toutes les danses que Gallotta a pu porter en lui.
