Il y a les grands corps d’État, les Corps d’armée et les Corps de ballet, les pointes au pied et les casques à pointes, et le corps des danseurs, braves petits soldats empreints d’une raideur toute militaire, dressés à obéir et prompts à se briser. Tout va bien. Maniant le burlesque et la colère pour dénoncer les lâchetés de la haine ordinaire, Alain Buffard, chorégraphe iconoclaste, traite ici les thèmes de la soumission et de l’aliénation avec ses propres armes de destruction massive : la danse, l’intelligence, et la dérision.
