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cirque | hors les murs

Pour le meilleur et pour le pire

Cirque Aïtal

Elle, poupée blonde finlandaise, lui, géant brun aussi fort que son accent toulousain, et une vieille Simca 1 000 pour toute caravane, voilà qui suffit amplement à faire un cirque ! Et quel cirque ! 

Le main à main qu’on pratique sous le chapiteau du Cirque Aïtal, art exigeant s’il en est, ici chahuté avec poésie et impertinence par les clowneries de madame, réclame ce que réclame aussi l’amour : élan et goût du risque, écoute et attention, confiance et souplesse. Qui a tenté de pratiquer cette discipline et connu les caprices du cœur imaginera aisément la difficulté de l’exercice. On écoute AC/DC sur un autoradio qui tient lieu de sono, on se roule dans la poussière de la piste, on boude et on rigole, on minaude et on montre ses muscles, on dresse un caniche en écoutant les Clash… Aïtal (C’est comme ça, en finlandais) a le charme d’un film d’Aki Kaurismäki et l’irrévérence un peu canaille d’une voiture de jeunes mariés qui roule dans des villes endormies, traînant derrière elle une batterie de casseroles accrochées au bout d’une ficelle.